Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 15:51
J’étais là
Devant ces ruines
A regarder
Tout ce temps passé
Un passé assez récent
Mais qu’on aurait dit
Bien lointain
Tellement j’en ressentais
La présence
Encore et encore
Des vestiges de cet amour
Qui me tint
Tant en haleine
J’étais là
Contemplant ces ruines
Contemplant ces vestiges
On aurait dit
Sidjilmlassa
Our
Tamdoult
Pompey
Babylone
Des cités bien antiques
Dont les vestiges
Sont encore vivaces
Dans les mémoires
Des peuplades
A travers les âges
A travers le temps
Le temps passé
Seulement voilà
Mes ruines à moi
Sont plus contemporaines
J’étais là
Devant ces vestiges
D’un passé si récent
Que j’en reste
Sous le choc
Ces vestiges parlent d’eux-mêmes
Comme s’ils sont témoins
D’une ancienne vie
Pleine de bonheur
Pleine de bon aloi
Mais qui se sont éteints
L’espace d’un temps
L’espace d’un moment
Comme par enchantement
Et tel fût mon amour
Un amour qui me transporta
Dans l’univers
Mais qui fût terni
Sans crier gare !
J’étais toujours là
Devant ces ruines
Je me remémorais toujours
Ce que je vivais
Lors d’un passé
Assez récent
J’étais amoureux
Je me croyais
Parvenu au sommet
De la pyramide
D’une gratte ciel
Des nuages
Mais la descente
En fût bien pénible
Tellement j’en ai souffert
Et c’est ce qui me rendait
En cet état d’homme
Sans voix
Sans toit
Sans RIEN
Un RIEN qui se dessine
En ces ruines
Témoins d’un temps passé
A aimer éperdument
Pour se retrouver
Vers la fin
Sans amour
Sans amante
Sans terre à fertiliser
Tellement les belles sensations
Ont quitté leur nid d’amour
Tellement les battements forts
Inhérent à mon cœur
Ont repris leur cadence naturelle
Tellement la connexion de nos âmes
A rompu son pacte d’alliance
C’est la hache de souffrance
Qui fût déterré
J’étais toujours là
Devant ces ruines
J’étais atterré
Ma vision s’estampait
Mon cœur tressaillit
Rien qu’à l’idée
De penser à tout
A ce que j’ai vécu
Jusqu’alors
Du début à la fin
D’un début tonitruant
A une fin au goût amer
J’étais encore là
Le regard triste
La déprime a un stade avancé
Je n’avais plus goût à RIEN
Depuis que je me suis mis
A l’ultime évidence
Que c’en était fini
De notre histoire d’amour
J’étais encore là
Devant ces ruines
Devant ces vestiges
Je n’étais qu’une ombre
L’ombre de moi-même
L’esprit de mon amour
Marquait sa présence
Se baladait sans restriction
S’interpénétrait avec le silence
Qui surplombait
En ces ruines
En ces vestiges
Mais ce ne fût
Qu’un semblant de signal
Pour me signifier
Qu’un jour
En un certain temps
Bien lointain
Elle était là
Et que depuis
Elle ne fût qu’un bien simple
MIRAGE
Un mirage ayant meublé
Un temps soit peu
Ma tendre existence
Mais comme tout mirage
Elle se volatilisât
Comme par ensorcellement
J’étais toujours là
Devant ces ruines
Devant ces vestiges
Avec ma déprime
Avec ma nonchalance
Je me voyais seul
Je me croyais seul
A me remémorer ma peine
HELAS
Je ne fus point seul
Une présence bienveillante
M’épiait de loin
Elle guettait...
Mes moindres gestes
Mes moindres soupirs
Mes moindres soubresauts
L’espace d’un clignotement
Une ombre apparue
Elle se plaça à côté de moi
C’en était un vieillard
Habillé tout en blanc
Il poussa un long soupir
Qui me rappela
L’état où j’en étais
On paraissait n’en faire qu’un
On paraissait unis
Unis dans la douleur
Unis dans la peine
On paraissait sous le même effet
L’effet de la même déprime
De la même nonchalance
Un long silence s’installa
Un silence énigmatique
Et d’une voix monotone
Il me dit :
« Ne t’appétit pas sur ton sort
Si tu as perdu une occasion
Tu en auras d’autres
Sois-en sûr et certain »
Sans temps d’arrêt
Et devant ma grande stupéfaction
Il continua son récit
« Mon jeune ami
Beaucoup d’autres
Avant toi
Sont venus se mettre
Devant ces ruines
Devant ces vestiges
Pensant ainsi
Noyer leur déprime
Noyer leur chagrin
Noyer leur peine
Mais est-ce la fin du monde ?
DIS... »
Sans pouvoir placer mot
Sans hocher la tête
Il continua sur sa lancée
« Je suis le gardien
De ces ruines
De ces vestiges
Des temps passés
De ce temple enfoui
Dans les fins fonds
De tout un chacun
Je suis vous et moi
Je suis votre conscience
Encore sous sédatifs
Encore aplati
Par tant de souffrances
Par tant de mal
Tu es encore jeune
Ne laisse le chagrin
T’emporter vers des contrées
Encore inexplorables
T’ôter la vie
Ou broyer ton âme
Tu y perdrais beaucoup
De ton allure
De ton entrain
De ton aura
Tu seras pareil
A un navire chavirant
A une chaloupe chavirante
A une flouke errant
Dans cet océan de la vie
Alors que tu en es juste
A son entame
Ta vie durant
Tu connaîtras
Des hauts et des bas
Des bons et mauvais moments
Des joies et des peines
Et au coucher de ta vie
Tu te rendras à l’évidence
Que tu as eu une vie pleine
Pleine en rebondissement
Je suis le gardien
De ces ruines
De ces vestiges
Vestiges d’un temps passé
Passé pour les uns
Assez récent pour toi
Mais dans ma jeunesse
J’eus souffert d’un premier amour
Qui me laissa
Sans toit
Sans vie
Et au crépuscule de ma vie
Je viens souvent par ici
Pour me remémorer le temps passé
Mais rien n’est éternel
Tu es encore jeune
Tu as toute la vie devant toi
Pour retrouver un amour
Digne de toi
Digne de ton âme
Digne de ton cœur
Bref... de ton être
J’aide du mieux
Que je puisse
Mes semblables
A oublier leur passé
A oublier leur douleur
Pour se projeter vers l’avenir
Un avenir plein de bonhomie
Pour qu’on apprenne
De ma propre expérience
Dans la vie
Que tout un chacun
Peut vivre
Sans s’en rendre compte
Que rien ne sert
Que de s’apitoyer sur son sort
Alors que l’autre
Mène sa vie
Comme bon lui semble
Comme il le désire
Tandis que toi
Oui... TOI
Tu te morfonds
Dans les abîmes morbides
De la souffrance insipide
Cela n’a rien d’équitable
L’injustice y est bien palpable
Mourir dans l’âme
Mourir de chagrin
Devant ces ruines
Serait de vile gratuité
Serait ingrat envers la vie
Ta vie ne t’appartient guère
Elle appartient à tous ceux...
Qui t’aiment
Qui t’entourent
La vie ne résume pas
En un seul acte
Mais en plusieurs
Et c’est ce qui en fait
Toute la plénitude
Toute l’étendue »
Un temps soit peu
Je me suis tourné
Pour le remercier
De sa sagesse
De son bon sens
Qui me revitalisât
Qui me sortit
De mon hibernation
De mon état sans
Il n’était plus là
Comme volatilisé
Comme s’il n’a jamais été là
Ses dits et non-dits
Firent l’effet d’un déclic
Qui me sortit...
De ma léthargie
De mon émoi
Qui me rendit...
Plus porté vers l’avenir
Un avenir rose
Après un passé gris
Et un présent lugubre
Plus ragaillardi
De ces ruines
De sinistre mémoire
En mon cœur
En mes sens
En mon âme
Bref ...
En mon MOI
Mais dont je garderais
Dans un mausolée enfoui
En mes fins fonds
Un souvenir au goût amer
Pour que ça me serve
De leçon dans la vie
Parmi tant d’autres
En tournant le talon
A ces ruines
A ces vestiges
D’un passé assez récent
Je me remémorais ces paroles
Qui me firent un effet tel
Que mon MOI
En fût soulagé
Paroles émises
Par un être sage
Envers un être novice
Un vieillard certes
Mais il me fût d’un grand conseil
Je le voyais déjà
Comme un ange
Venu de nulle part
Me rendre à l’évidence
Que la vie continue
Que ce n’est pas la fin du monde
Et que si on perd
Une manche dans la vie
On en gagnera plusieurs
Et surtout...
« Si on perd une femme un jour
On n’en retrouvera mille
Un autre jour »
Que rien ne sert
Que de se laisser aller
Vers une noirceur de l’âme
Tellement on respire encore
On respire l’air du temps
Que chaque étape
De notre vie
Vaut la peine d’être vécue
Sans s’en mordre les doigts
Sans se sentir banni
Car en tout et pour tout
On ne fait qu’accomplir
NOTRE DESTINEE...
Qu’en dire ?
Qu’en penser ?
Par kamalito11 - Publié dans : poême - Communauté : Inspirations poétiques
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Commentaires

Je suis passée encore et encore ,
mais cette fois je passe avec mes empreintes
pour remercier *Le Poete de L'Amour de son passage
idilique sur ma page .Merci, formidable ce coeur .
Commentaire n°1 posté par NOURLOLA le 26/08/2009 à 13h04
je suis venue lire et les mots ne suffisent pas pour decrire ce que je ressens poete tu es et reste le continue reprends je suis loin mais si jetais pres de toi je ferais pour que tu reprennes l ecriture tu peux pas arreter
Commentaire n°2 posté par beaumont le 18/10/2010 à 00h31

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  • Homme
  • 23/04/1974
  • célibataire poéte
  • je suis un jeune poête qui est entrain de finaliser son receuil de poême, si vous visitez mon blog vous découvririez quelques unes de mes compositions, j'espére qu'ils vous plairont, bonne lecture à vous avec les salutations du poête de l'amour
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